Adolescent(e)s Jeunes Adultes

Rencontres avec le public adolescent : collège, lycées et jeunes adultes :
4 jours ou une semaine en résidence dans la cité scolaire :
Myriam Pellicane propose des demi-journées avec une classe pour raconter des histoires et échanger librement avec les jeunes.
3 heures est idéal, dans une classe ou le CDI, ou une autre salle fermée.

Le projet étant de toucher aux thèmes sensibles que sont les conduites à risque, libérer la parole, déclencher le rire, les confidences, faire parler la légende, les rumeurs, explorer les interdits à travers les contes et l'imaginaire actuel.
Se mettre en immersion comme on entre dans un jeu vidéo ou pour en créer un autre.
Pousser l'audace et "péter le système" qui fait la victime, l'esclave de l'autre.
L'univers des adolescents connecté aux nouvelles technologies peut se lier aux contes traditionnels et devenir fondateur.
Comme dans les jeux vidéos, le héros des histoires a des niveaux à franchir, des épreuves, il fait des rencontres surprenantes, relève des défis, transgresse des interdits, c'est un solitaire qui se fait des amis, une famille, une tribu.
Ainsi les jeunes peuvent s'identifier et progresser à travers ces valeurs retrouvées, il apprend à se connaitre lui-même à travers ses réactions, ses prises de parole en cours de narration, dans l'acte de dire.
Ainsi la conteuse dérange et lie d'amitié en ouvrant son univers étrange avec un répertoire ancestral des contes de la peur, en abordant parfois la sexualité, les tabous, la mort, les blessures sentimentales, en se mettant à disposition de ce qui s'invente aujourd'hui dans les codes de comportement, les rêves, l'insurrection, les malaises, l'humour...
Quels sont les héros et héroïnes qui fascinent les jeunes ? pourquoi ne pas oser envisager une destinée, une aventure ou le courage de toucher à qui je suis? qu'est-ce que je sens ? Pourquoi ne pas jouer à changer de sexe, de pays, de parents pour simplement ouvrir d'autres façon de penser, de voir le monde ?

Le mode s'effectue en improvisation, la conteuse, en fonction des turbulences et questions oriente son récit et questionne l'humeur, le dedans.

Les adultes connaissent-ils la culture des adolescents et des jeunes adultes?
Quelle expérience de la vie ont-ils déjà en eux? Quelle philosophie ? Ont-ils des croyances?
Qu'est-ce qui les rend intelligents ? joyeux ? tristes?
Arrive-t-on, nous, adultes à dénicher le trésor qui est en eux ?
C'est ce qui pousse la conteuse à se mettre en exploration, en état de curiosité et d'étonnement pour créer la rencontre et amplifier la créativité des adolescents.
Une aventure palpitante.

Un blog à visiter, toutes les aventures avec les ados : http://smilelegoutdusangdanslabouche.blogspot.com/



Sur ce blog avec les Singes hurleurs de Guyane : http://vagabonde-pellicane.blogspot.com/p/les-singes-hurleurs.html
St Fons avec la gang des Shinigamis
Québec 2019 - Myriam Pellicane rencontre les jeunes adultes du Centre St Michel - Maison des Arts de la Parole - Sherbrooke- Des jeunes qui viennent d'arriver de Syrie, du Maroc, d'Algérie, de l'Europe de l'Est, de Libye, du Liban, du Continent Noir, des natifs, des sang mêlés, des jeunes des premières nations Inuk du Yukon..; tout en racontant des histoires, on touche les souvenirs douloureux, les enfances déchirées en lambeaux, les intégrismes, les tabous, les rites, la poésie qui sauve la vie... Comment raconter? un jeune prends la parole : "j'ai la haine, comment je fais? je raconte avec ma haine?" ...des remarques se font sur mes histoires : les chutes,les fin sont étranges "en fait, elles ne sont pas finies?" je parle de l'intérêt que rien n'est jamais fini, que ce qu'on appelle fin est une porte ouverte, que le chemin ne s'arrête jamais, le héros, l'héroïne d'une histoire repartent toujours à la fin vers d'autres aventures, les filles évoquent la fin des contes : ils se marièrent... le mariage est une étape et non une fin, la tradition en parle toujours comme un deuil, c'est donc une petite mort et il faut ensuite entamer un autre parcours, une émancipation de la femme? toutes les filles sont au taquet sur le sujet, d'ailleurs un jeune homme quitte la salle, fâché devant cette liberté de parole des femmes de son pays.... une bonne ambiance s'installe, les esprits s'affûtent...Toujours sur la fin des histoires, ça discute... on se dit que le conteur ou la conteuse raconte et quand il sent le moment de s'arrêter, il dit : "voilà!" on est d'accord pour dire qu'il y a quelque chose de puissant dans l'acte de s'arrêter au bon moment...Viens alors le thème de la peur, un jeune homme témoigne : "Ma cousine raconte que dans sa fuite, elle est passée sur un pont et en regardant la rivière, elle a vu "une poupée morte" flotter sur l'eau, cette vision l'a bouleversée...elle s'est mise à courir dans la forêt et là dans les feuilles mortes, elle a vu à nouveau cette poupée morte, et depuis elle hante ses rêves.." Ce jeune garçon nous dit qu'à chaque fois que sa cousine lui raconte cette histoire, ce souvenir, il est fasciné par la peur qui s'en dégage et la puissance de son récit et il demande : "je sens bien que lorsque je raconte l'histoire de ma cousine, je n'arrive pas à toucher le coeur de l'histoire comme elle sait le faire elle....;Récits en langue arabe, devinettes, énigmes, le rire est aussi au rdv, on parle des tyrans, de Bob Marley, de tatouages, une fraternité, une sororité émerge de ces matinées inoubliables...







Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire