samedi 31 août 2019

22h Maison des arts de la parole à Sherbrooke le 24 oct 2019
"INTRUSES" Julie Boitte &Myriam Pellicane
qu'est ce que je pourrais vous en dire?
comme la violence invisible du vent qui pousse les nuages..
Aussi délicate que la nonne qui marche sur la queue du tigre..
On va raconter des histoires, des mythes, avec une vision directe et mouvante sur la transparence de l'air..
Les mythes ?
certains les délogent, les violent, les trahissent, les déterrent, les nient, ben nous, on sait qu'ils résonnent dans d'autres mondes, c'est pourquoi on les fait sonner avec précaution... on y voyage comme à l'intérieur d'une pierre précieuse, on y transmute notre sang en lumière..

mercredi 7 août 2019

Les mythes sont l'héritage naturel des êtres sensibles. Nous sommes des capitaines pirates, des marcheuses, la poussière des chemins et le noir de l'ineffable sont nos habits. Notre art est non-identifiable, délicat, élégiaque...

dimanche 13 janvier 2019

" La tradition orale est un moyen de connaissance, un des plus merveilleux, il a mauvaise réputation: il trouve sa source sur la route, les conteurs sont des vagabonds qui nagent dans les eaux profondes de l'inconnu social...... Ce qui vibre dans les contes c'est l'or pur des légendes aussi bien que le souffle monstre du forgeron... Ce qu'il contient aussi c'est l'art de rêver : nous ne sommes pas ce que nous mangeons, ni ce que nous pensons, nous sommes ce que nous rêvons. Le conte est un outil de rédemption. Ce que le conteur préserve c'est la source fraîche de la connaissance direct, formée de mille courants à l'état sauvage. Ce qui compte c'est de retrouver le courant souterrain d'un esprit en accord avec sa chair. Sous l'extravagance, il y a cette réalité grave, cette ultime terrain de jeu, cette expérience stupéfiante de l'instant."  Myriam Pellicane        Prochain RDV à Bruxelles le 17 février 2019 : http://www.dimanchesduconte.be/a-propos-de/


Myriam Pellicane conteuse : Petite, elle est algérienne. Son terrain de jeux favori : les maisons bombardées, les ports engloutis, les cimetières, le silence du Hoggar, les Fantazias.
Ses partenaires : une armée de gosses et toutes les bêtes sauvages.
Adolescente, elle devient française, son terrain de jeu favori : la ville, les lieux interdits, les Sex Pistols, la boxe thaï, la scène.

Ses partenaires : une bande de punks, quelques singuliers, des aristos, des goths, des magiciens de tous poils, des exclus.
Aujourd’hui directrice de la compagnie Izidoria, Myriam Pellicane au gré des rencontres et des créations, cherche ce qui pourrait s’appeler aujourd’hui : la geste de la conteuse.
Goulue d’anthropologie sorcière et de mythes, performeuse de la parole, elle rassemble en scène les pratiques populaires et les rituels émergents pour bousculer les manières, pour donner à tous les publics la sensation plutôt que la compréhension.
Kung-Fu, mangas, musique trad, innovantes, improvisées, rock, hip hop, électro, voix, sons organiques, elle s’entoure de spécialistes pour pratiquer le Abracadabra, pour réinventer des formes, aller tout au fond, invoquer, approcher l’autre, dépecer les histoires mémorables pour leur donner un nouveau souffle, une nouvelle énergie.
Myriam Pellicane est une conteuse qui plait à tous les publics audacieux : elle surprend par la grande singularité de sa personnalité et de son univers.




Vêpres Sauvages.... sur les barbelés des clôtures, derrière les chênes et les rochers, les genêts, s'accrochent la laine des moutons, les fils d'araignées flottants, le poil des renards, toutes ces choses accrochés sont la trace des chemins aventureux........ dessin Laurence Loutre Barbier

mercredi 7 novembre 2018

Ma Subversion des contes.
Raconter des histoires est pour moi une affaire qui a commencé en secret.
J'ai toujours préféré le conte aux autres genres, mon intuition est enracinée sans remède à l'oralité primitive. Il y a des mots qui ouvrent l'espace jusqu'à toucher l'effroi, d'autres qui m'ont sauvé la vie, d'autres qui ont opéré comme des sentinelles pour sonder les limites de la perception. Tout dépend
comment on les fait sonner. C'est un terrain de chasse qui nous emporte plus loin que l'interprétation sociale du monde.
J'y trouve la nuit des temps, j'y pratique l'outrage à la raison, c'est un feu croisé entre tension et silence où je trouve ma sincérité.                                              Myriam Pellicane

lundi 29 mai 2017

Bel automne 2018 sur la route!
Goulue d'anthropologie sorcière et de mythes, performeuse de la parole, Myriam Pellicane assemble dans son jeu, danse et geste vocal, dinguerie et maitrise pour revisiter le conte merveilleux en mêlant l'humour décalé et le frisson fantastique.

VAGABONDE 
à partir de 11 ans
La Pellicane nous emmène sur les chemins imprévisibles de la tradition orale, elle retrouve la vibration des contes à travers les sons et les espaces qui les habitent.
Elle fait surgir silences, poésies, incantations, extravagances, c'est une langue geste, une danse qui s'exprime depuis la source, à nu..

mardi 23 mai 2017

La tradition orale est un moyen de connaissance, un des plus merveilleux, il a mauvaise réputation: il trouve sa source sur la route, les conteurs sont des vagabonds qui nagent dans les eaux profondes de l'inconnu social...... Ce qui vibre dans les contes c'est l'or pur des légendes aussi bien que le souffle monstre du forgeron... Ce qu'il contient aussi c'est l'art de rêver : nous ne sommes pas ce que nous mangeons, ni ce que nous pensons, nous sommes ce que nous rêvons. Le conte est un outil de rédemption. Ce que le conteur préserve c'est la source fraiche de la connaissance direct, formée de mille courants à l'état sauvage. Ce qui compte c'est de retrouver le courant souterrain d'un esprit en accord avec sa chair. Sous l'extravagance, il y a cette réalité grave, cette ultime terrain de jeu, cette expérience stupéfiante de l'instant.


L'engagement du conteur est un engagement qui se manifeste avec le corps en jeu, le discours du conteur n'a pas à émettre une opinion, le conteur n'est pas un journaliste, il veille à conserver intact un état de perception, voir est primordial, il a quitté les machines à fabriquer la pensée, il n'a pas à être raisonnable.
Pour ça il lui faut se débarrasser de sa culpabilité, vivre des expériences de magicien, pour atteindre cette parole généreuse, qui s'adapte, qui a du coeur. On se fout de ce que les bien pensants nomment réalité, le conteur la trahit sans cesse car la réalité du monde passe par des faisceaux d'énergies qui bougent sans cesse, elle est organique, sensible, elle est conçue pour le voyage.

jeudi 29 octobre 2015

Projet Vagabonde

Les contes merveilleux sont des cartographies, ils sont fait pour jouer dans le noir : quand la conteuse raconte, elle voit des choses, entends des sons, marche sur des chemins imprévisibles...
Vagabonde est une occasion de redécouvrir un pan du répertoire traditionnel sous une lumière peu commune, fantasmagorique.
Une fois encore Myriam Pellicane ritualise l’art de la parole en folle-sagesse. Baroque ou gothique, avec ses costumes et ses coiffures elle est déjà à elle seule, tout un univers. Cet univers se déploie pour emporter le public vers une puissante et surprenante traversée ici ponctuée de sang, de chair, de romance, de quête et de facéties…

 
VAGABONDE
Contes merveilleux de tradition populaire et collectage
 avec Myriam Pellicane

Création France/Québec automne 2015
Cie Izidoria
Mise en jeu et trajectoire vocal: Mireille Antoine

Durée : 1H 15
Public : à partir de 11 ans

Vagabonde se joue dans toutes sortes de lieux : théâtres, bibliothèques, Musée, en déambulation, chez l’habitant, dans des lieux insolites…

Co-productions :
Conte en Oléron – La Maison des Arts de la Parole à Sherbrooke(Québec) -Festival les grandes gueules à Trois Pistoles (Québec) – Festival les îles de la Madeleine (Québec) – La Région Rhône Alpes -


« Vagabonde » ce sont des histoires glanées ici et là, sur la route, au grès des rencontres et des découvertes. C'est un répertoire de contes merveilleux et de collectages, ponctués de paroles où Myriam Pellicane parle au public. Les contes choisis sont des inédits ou des classiques, des contes qui ont été censurés à une époque…un récital où se mêle de la poésie, des mélodies…



Les contes merveilleux font partie de la littérature orale, vagabonde, ils voyagent depuis que les communautés humaines existent, leurs destins est d'évoluer sans cesse.

Pour leur redonner vie, il s'agit de retrouver la vibration des sons qui les habitent, les faire surgir ici et maintenant avec une parole qui s'adresse directement au public, au monde.

Cette parole contient aussi des silences, de la poésie, des incantations, des extravagances, c'est une langue geste, une danse qui s'exprime depuis la source, à nu.

Elle touche au frisson, cet état d'enfance où cohabitent la peur et la jubilation.

Les contes merveilleux nous rappellent que nous sommes tous des enfants de la légende.
Leur mise en jeu peut révéler des moments sublimes et des trappes.

Le conte est contestataire par nature, il est anticonformiste, transgressif, il n'est pas question de morale, c'est un outil de finesse et de communication pour celui qui raconte.



Peut-être faut-il, pour les siècles qui viennent, s'obstiner à faire du conte afin d'introduire dans le monument blanc du futur un peu de nuit des temps, un peu de temps nocturne...

Crédit Photo Laurence Loutre Barbier

Vagabonde est un récital en hommage à la poétique du conte de Nicole Belmont, Bernadette Bricout, Yvonne Verdier, Françoise Morvan qui ont si bien défendu la littérature orale, avec ses mélodies étranges en sous-discours, qui parfois émergent en bribes chantées ou psalmodiées, ses héros illégitimes, ses incantations « dont les significations latentes déroutent le désir d'interprétation ».

Ce conte merveilleux qui se déroule le plus souvent dans un univers familier jusque dans l'au-delà et la fantaisie. Cette façon de dire où la poétique vient « altérer », rendre autre, avec ce que René Char nomme son « énergie disloquante »

"Remerciements à Jan Léopold Munk, le "petit grand moine" qui m'a donné pour Vagabonde, l'histoire de sa rencontre avec un Amérindien, un géant du nord de la tribu des Saulteaux.."   

Nous racontons et l'énigme du monde s'en trouve heureusement augmentée...

les serpents s'entrelacent, Cerbère ouvre sa triple gueule, le feu chante par les trois langues de la foudre. C'est l'heure où les lampes magiques s'allument, les étoiles se parlent, l'âme des soleils correspond avec le soupir des fleurs.

Ceci est un chien barbet noir! qu'on retrouve dans une histoire de Vagabonde..... et dans les contes merveilleux où le Diable vient se mêler de l'éducation des enfants... Il est aussi dans les évangiles du Diable...