mercredi 7 novembre 2018

Raconter des histoires
Une geste organique

La parole conteuse n'a pas de commencement ni de fin, elle entre avec précaution dans le vivant pour donner en partage au public une vision hallucinante de la réalité. Myriam Pellicane, conteuse vous parlera de sa pratique.

Ma Subversion des contes
Raconter des histoires est pour moi une affaire qui a commencé en secret.
J'ai toujours préféré le conte aux autres genres, mon intuition est enracinée
sansremède à l'oralité primitive. Il y a des mots qui ouvrent l'espace jusqu'à toucher
l'effroi, d'autres qui m'ont sauvé la vie, d'autres qui ont opéré comme des
sentinelles pour sonder les limites de la perception. Tout dépend
comment on les fait sonner. C'est un terrain de chasse qui nous emporte plus loin que
l'interprétation sociale du monde.
J'y trouve la nuit des temps, j'y pratique
l'outrage à la raison, c'est un feu croisé entre tension et silence où je trouve ma
sincérité.