ROYAUMES DÉCHUS

l
Royaumes Déchus  
Contes de traditions révoltées 
Cie Izidoria Création pour octobre 2021 
Myriam Pellicane en Solo 
Public ados/adultes


« Marcher sur la queue du tigre »

Voici 21 ans que je suis conteuse de métier.

Au sein de la Cie Izidoria, les artistes avec qui je mène ma recherche en particulier et en collectif m'ont aidé à préciser où se nichent les secrets, les silences, les combats.  
« Royaumes déchus » est un processus de dépouillement pour offrir un voyage sans merci dans les traditions orales révoltées, celles qui viennent d'un sacré-coeur émancipé de nos églises, affranchi des codes et des leçons de morales. 
Un folklore de croyances populaires mis à l'épreuve d'un contemporain dévasté.
Ce qui est vieux gagne en élégance, ces histoires n'ont pas besoin de mots d'excuses, elles sont folles et libres, elles ont pour fonction d'étonner.

Accompagnement artistique : 

Didier Kowarsky (sous-discours)

Yôko Higashi (Choré/composition musicale)

Costumes: Sissi Impératrice de Taïwan

Photographie: Aline Hemagi Fernande

Co-production et compagnonage :

Chiny -Cité des Contes- BE

Contes en Oléron

Union Régionale des Foyers Ruraux de Poitou-Charentes 

et de Haute Marne.

Genèse de la création:

Festival les jours sont contés Sherbrooke- QC

Centre d'Art de Richmont

Sistas- DIRE- « Révolte et traditions »


Génèse octobre 2019
ROYAUMES DÉCHUS  est un tour de contes qui est né au Québec en octobre 2019 pour la Maison des Arts de la Parole à Sherbrooke. Myriam Pellicane y raconte des histoires mystiques désuètes qu'elle réinvente pour cette époque de fin du monde...entre révolte et traditions, Myriam Pellicane propose un regard inédit sur l'héritage d'une tradition orale libre des codes et des genres...
Ossements glanés chez Luc Malenfant dans la forêt de St Mathieu de Rioux, Chauves souris offerte par Yvirnig Epapel, poupées nonnes ont fait office de tapis volant pour la première...

« La nuit tombe, les gens quittent leurs activités alimentaires, ils laissent aux vestiaires leur téléphone, ils viennent se rassembler simplement, juste avec leurs mains nues. Les histoires qu’ils vont entendre les relient au monde sensible, à d’autres réalités. Je raconte des histoires pour donner à voir ce qu’on ne prend pas le temps de voir. Le public a besoin de retrouver cet art premier qui lui rappelle des évènements troublants auxquels il n’a plus l’habitude de s’identifier ou de se connecter. Je raconte des histoires pour que les gens retrouvent une intimité perdue avec eux-mêmes, un espace de solitude bienfaisante au sein d’une assemblée. Je raconte pour bousculer les habitudes, réveiller l’audace et la jubilation, rendre le rêve actif. »
Myriam Pellicane




Première au Centre d'Art de Richmont, accueillie par Donald Dubuc et Ian Fournier - Article ci dessous de Marine Pouyfaucon :
« Ah, on est dans un ancien couvent ? C’est drôle, je vais raconter une histoire de nonne. » C’est à peu près dans ces mots que Myriam Pellicane est descendue de la voiture, direction le Centre d’Arts de Richmond en cette fin d’après-midi fraîche et automnale.
La salle était comble pour accueillir ce tout nouveau spectacle, créé spécialement pour l’occasion. Le tissu est tombé, dévoilant un énigmatique cabinet de curiosités : poupées de nonnes au regard figé sous une lampe baroque ornée de plumes, crâne et vertèbre de coyote, bougie, pierre magique... Myriam Pellicane apparaît de derrière le rideau noir, allume l’encens. Des volutes de fumée se déploient, et une odeur que je n’avais jamais sentie auparavant envahit la salle, annonciatrice d’un voyage. Sans autre préavis, nous sommes déjà parti·es, suspendu·es à ses mots et à son incroyable présence. Dans un mélange de gravité et de candeur enfantine, Myriam Pellicane chante des ritournelles envoûtantes qui semblent venues du fond des âges; Myriam Pellicane raconte des personnages exubérants aux vies tantôt tragiques, tantôt surnaturelles, mais toujours surprenantes. Elle nous révèle des rituels de sorcière, des combats et des vengeances, des phénomènes inexplicables et la fameuse épopée de la Sardine. Le macabre et la folie ne sont jamais bien loin, cela pourrait faire peur, mais c’est pourtant fascinant et même le plus souvent hilarant. On est sans voix tout en riant à gorge déployée. On est peut-être dérangés, choqués, estomaqués, cela n’en est que plus délicieux !
Avec aisance, elle entremêle ces récits forts, touchant à quelque chose de l’ordre du sacré, à des échanges intimes avec le public qu’elle interpelle avec dérision, bienveillance et simplicité ; le jeune garçon au tee-shirt Mario Bros se rappellera sans doute toute sa vie de son premier spectacle de conte où il s’est fait voler son sac de chips barbecue par la conteuse!
Secouée par un cocktail d’émotions en apparence contradictoires, mais pourtant bien là toutes ensemble, je suis ressortie de cet ancien couvent avec légèreté et le sourire aux lèvres, en me rappelant que la mort et le mystère font partie intégrante de la vie.





L'être humain qui songe est un dieu
l'être humain qui pense est un mendiant



Le mythe c'est l'âge d'or avant la connaissance


Qu'est ce que vous préférez ?
Une chouette en plastique qui envoie des cris angoissants dans la nuit où une vraie chouette qui converse avec les esprits ?




Quand je raconte, j'entre dans la terre et l'histoire sort sur un brancard mortuaire



Il ne faut pas regarder le monde comme on aimerait qu'il soit, il faut le regarder comme jamais.



Je suis une machine de fantaisie contre la fureur mécanique


https://tenor.com/view/opening-up-stink-lunch-box-gif-14399859?fbclid=IwAR2_u2zXv3IUsevAPcXUMuzP4iWzoYB88TBtxvlQHK5c9gpnGIgDnZ1aTSE


Les os de Cachalot de Claude Bourque - vertèbres, tête... les îles de la Madeleine



Je n'ai pas de cheval, mais je galope en jouant de la harpe.
Je n'ai pas de harpe, alors je joue sur les rayons de soleil qui traversent ma cellule...
On dit : raconter c'est tisser
alors je détisse et je trouve le rythme d'un fil qui saute
Aucune forme ne résiste longtemps, elle se crée juste pour dessiner les contours d'un orifice ou les parois d'un tunnel pour indiquer la direction du voyage..
Myriam Pellicane - Dojo Viking de Lug




marcher sur la queue du tigre




parler avec le regard du rêve conscient



Le canard huard et son cri sur le lac de Luc Malenfant




dans une histoire, le silence ne sert pas à faire entendre le sens




Celui qui écoute Mozart n'entends pas vraiment les instruments
Il ressent le silence
C'est ça aussi les histoires







Aucun commentaire:

Publier un commentaire